Faire construire une piscine enterrée est un projet qui se prépare bien avant le premier coup de pelle. Entre la conception, les démarches administratives, le choix des intervenants et le chantier lui-même, plusieurs mois séparent souvent l’idée de la première baignade. Voici comment se déroule, dans les grandes lignes, un projet de piscine enterrée pour un particulier.
Concevoir le projet et choisir les bons interlocuteurs
Cette première phase pose les bases de tout le chantier à venir : elle combine l’étude du terrain, les démarches administratives et le choix des intervenants.
Étudier le terrain et définir le budget
Avant de parler dimensions ou matériaux, il faut parler des contraintes du terrain :
- Nature du sol,
- Présence éventuelle d’une nappe phréatique,
- Dénivelé,
- Accès pour les engins de chantier
- Et proximité des réseaux d’eau et d’électricité.
Ces éléments orientent le choix du type de bassin (béton coulé, béton projeté, coque, panneaux modulaires) et donnent une première idée du budget.
Anticiper les démarches administratives
Une piscine enterrée ou semi-enterrée de moins de 100 m² relève généralement d’une simple déclaration préalable de travaux, déposée en mairie. Au-delà de cette surface, ou en zone protégée, un permis de construire devient nécessaire. Les délais de traitement varient d’environ un mois pour une déclaration préalable à deux ou trois mois pour un permis, d’où l’intérêt d’anticiper ces démarches dès la phase de conception.
Choisir un professionnel couvert par une assurance décennale
C’est également à ce stade que se choisit le professionnel qui réalisera les travaux. Un point mérite une attention particulière : tout constructeur de piscine a l’obligation légale de souscrire une assurance décennale qui couvre pendant dix ans les désordres affectant la solidité du bassin ou son étanchéité. Avant de signer un devis, il est recommandé de demander une attestation d’assurance pisciniste en cours de validité, ce document engageant la responsabilité du professionnel en cas de malfaçon constatée après la livraison.
Terrassement et pose de la structure
Le chantier démarre par le piquetage : à l’aide de cordeaux et de piquets, l’emplacement exact du bassin est tracé au sol, en veillant à la précision des angles et des diagonales. Le terrassement suit, avec une marge supplémentaire prévue autour du bassin pour le passage des canalisations et, selon les terrains, la mise en place d’un système de drainage.
Une fois le fond stabilisé et compacté, la structure est posée : coffrage et béton coulé ou projeté pour les bassins maçonnés, assemblage de panneaux pour les piscines en kit, ou mise en place d’une coque préfabriquée. C’est également à cette étape que sont positionnées les canalisations de filtration ainsi que les pièces à sceller, comme les skimmers et les buses de refoulement, avant que le bassin ne soit rempli.
Étanchéité, équipements techniques et sécurité
Le revêtement d’étanchéité (liner, membrane armée, enduit ou carrelage) est posé une fois la structure achevée. Le choix du carrelage suit d’ailleurs des règles proches de celles applicables à une piscine intérieure, notamment en matière de préparation des murs avant la pose. En parallèle, le local technique (qui regroupe la pompe, le filtre et le système de traitement de l’eau) est installé à proximité immédiate du bassin pour garantir une bonne circulation hydraulique.
La réglementation impose enfin l’installation d’un dispositif de sécurité normalisé (barrière, alarme, couverture ou abri) pour toute piscine enterrée ou semi-enterrée privée à usage individuel. Le choix des matériaux autour du bassin, notamment des margelles antidérapantes, participe également à la sécurité des abords au même titre que l’aménagement global de l’espace piscine.
La mise en eau, dernière étape avant la baignade
Le chantier terminé, le bassin peut être rempli progressivement jusqu’au niveau souhaité. Cette étape prend généralement plusieurs jours, durant lesquels il convient de vérifier que le revêtement reste bien fixé, sans pli ni bulle. Une fois le niveau atteint, la filtration est lancée et les paramètres de l’eau (pH, chlore, TAC) sont ajustés jusqu’à stabilisation, ce qui demande en moyenne 24 à 48 heures avant que l’eau ne soit prête pour la baignade.
Il ne reste alors plus qu’à penser aux finitions extérieures : margelles, plage et aménagement paysager autour du bassin, pour profiter pleinement de cet espace nouvellement créé.